Conseil municipal du 29 septembre 2016: démission du Maire, plan social à SFR, obstruction de la ville pour les primaires et inscription sur les listes électorales

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Ce jeudi 29 septembre 2016 se tenait le premier Conseil Municipal de l’année après la pause estivale quelques jours seulement après l’annonce surprise de la démission du Maire. Si le débat autour de la démission du Maire a occupé le début du conseil, d’autres points important étaient à l’ordre du jour comme un vœu de soutien aux salariés de SFR, une convention sur l’organisation des primaires ou un dispositif d’inscription sur les listes électorales par les facteurs.

 

Le Maire confirme sa démission sur fond de tension dans la majorité municipale

Au début du Conseil Municipal, le Maire a confirmé sa décision de démissionner de son poste de Maire en décembre. Il a également annoncé la création d’un groupe « Rouges et Verts Ensemble » issue de la scission du groupe Front de Gauche. Les élus socialistes sont intervenus dans un premier temps pour saluer les qualités humaines de M. Paillard ainsi que son attachement à la ville. Les élus socialistes ont néanmoins déploré que cette démission enclenche la mise en place d’un nouveau projet municipal, autour d’un nouveau Maire qui n’aura pas été choisi par les Dionysiens.

Par ailleurs, les socialistes de Saint-Denis ont toujours considéré que l’inaction de la municipalité et son incapacité à résoudre les problèmes du quotidien relevaient avant tout d’une responsabilité collective. Alors que l’exaspération monte dans la population dionysienne devant l’incapacité de l’exécutif à obtenir des résultats en matière sécurité, de propreté, d’emploi et de qualité de vie au sens large, il est à craindre que la majorité municipale se divise davantage dans une bataille fratricide pour la succession de Didier Paillard qui semble vouloir adouber Laurent Russier comme successeur.

 

Les élus socialistes soutiennent les salariés de SFR en lutte pour la préservation de leurs emplois

Les élus socialistes ont voté un vœu de soutien aux salariés de SFR qui sont confrontés au projet annoncé cet été par leur direction de destruction de 5 000 emplois sur les 16 000 que compte l’entreprise. Cela aura des conséquences graves sur l’emploi dans tout le pays et particulièrement à Saint-Denis où travaillent 7 500 salariés au siège social de SFR. En présence de représentants des salariés de SFR mobilisés, les élus socialistes ont dénoncé les choix de la direction et ils ont réaffirmé que tous les élus socialistes de Saint-Denis et le député Mathieu Hanotin se sont toujours opposés au Crédit d’Impôt Compétitivité Emplois (CICE) sans contrepartie dont a largement bénéficié SFR qui supprime aujourd’hui des emplois.
Les élus socialistes ont alerté une nouvelle fois la municipalité sur un déménagement plus que probable du siège de SFR. Ce départ aurait de lourdes conséquences pour les commerces alentours et la dynamique de notre territoire. L’abandon du campus laisserait en héritage une friche de 134 000 m² de bureaux construits spécialement pour SFR, quasiment impossible à requalifier. Cela symboliserait également l’échec de la stratégie de développement économique et urbain de la Plaine basée sur l’accueil de grands groupes peu intégrés au territoire et dont les installations n’ont que marginalement profité à l’emploi local et poseront peut-être à l’avenir des problèmes de mutation de leurs bâtiments.

La municipalité de Saint-Denis décide de faire de l’obstruction à l’organisation des primaires

Alors qu’elle avait mis gracieusement à disposition 14 bureaux de vote en 2011 pour l’organisation des primaires citoyennes de la gauche, le Maire a présenté une délibération visant à facturer de façon prohibitive ces mêmes bureaux de vote en 2016 pour la primaire de la droite et celle de la gauche en 2017. Si le contexte politique a certainement changé, les élus socialistes ont dénoncé la volonté du Maire de régler de façon administrative et comptable des désaccords politiques. La ville de Saint-Denis sera donc une des seules villes du département à facturer l’organisation des primaires.

Les élus socialistes ont rappelé que l’organisation de primaires était une évolution démocratique, qu’elles n’étaient pas réservées aux seuls adhérents des partis mais à l’ensemble des citoyens. Alors que la ville met régulièrement en avant les pratiques de démocratie participative et citoyenne il est regrettable que dans un même conseil, la municipalité décide de changer de Maire sans faire de nouvelles élections et de faire de l’obstruction par des prix prohibitifs à l’organisation de primaires pour les partis politiques en désaccord avec sa gestion de la ville.

 

Le élus socialistes exigent le retrait d’une délibération portant sur l’inscription sur les listes électorales par les facteurs afin de lever toutes suspicions d’utilisation de moyens publics à des fins électorales au profit du PCF

La municipalité a présenté un projet de délibération visant à améliorer l’inscription sur les listes électorales de la ville avant les élections présidentielle et législatives de 2017. Cette délibération prévoit qu’un facteur passe chez les nouveaux arrivants de Saint-Denis pour vérifier s’ils sont bien inscrits sur les listes électorales et les aider à le faire si ce n’est pas le cas.

Cette délibération prévoit également qu’un facteur passe dans plusieurs domiciles des 10 bureaux de vote de la 2ème circonscription, où il y a le plus d’abstention. Au delà de l’opacité sur la sélection des foyers, les élus socialistes ont rappelé que c’est dans les quartiers La Plaine, Pleyel et République-Gare qu’il y avait le plus fort taux de mal-inscrits comme le démontrent les études du service municipal d’études dionysiennes. La proposition qu’un facteur aille frapper aux portes au hasard dans les quartiers où les électeurs s’abstiennent par choix et non par mauvaise inscription relève soit de l’amateurisme, soit d’une volonté politique d’inciter les électeurs à aller voter dans des quartiers favorables au candidat du PCF. Malgré notre demande de retravailler la délibération le Maire a fait adopter cette délibération par la majorité municipale sans le soutien des élus du groupe « Rouges et Verts Ensemble ».

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