Inscription sur les listes électorales par les facteur de La Poste : un dispositif qui relève soit de l’amateurisme ou de la volonté d’utiliser les moyens publics de la Ville pour servir les intérêts du PCF

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Adrien Delacroix et Corentin Duprey sont intervenus à plusieurs reprises lors du conseil municipal du jeudi 29 septembre concernant une délibération faisant appel aux services de l’entreprise La Poste et de ses agents pour favoriser l’inscription des mal-inscrits sur les listes électorales afin de lutter contre l’abstention.

Deux catégories d’habitants sont ainsi ciblés. En premier, les 750 nouveaux habitants dans l’ensemble de la ville et identifiés par La Poste pour lesquels malgré quelques réserves le dispositif est dans l’ensemble justifié.

En revanche pour la deuxième catégorie d’habitants identifiée: 1408 habitants (chiffre transmis par le cabinet du maire) dans les 10 bureaux de vote les plus abstentionnistes lors des précédentes élections, nous sommes dans le floue total. Nous n’avons ainsi AUCUNE information dans les annexes de la délibération sur la nature du fichier et les modalités d’intervention des agents de la poste.

Plus étrange, contrairement à l’objet de la délibération qui est de lutter contre les mal-inscrits, les 10 bureaux ciblés ne sont pas ceux où le taux de mal-inscrits est le plus élevés mais correspondent à 10 bureaux situés exclusivement dans la 2ème circonscription et où le PCF y fait de bons résultats.

Pourtant, les quartiers les plus touchés par la mauvaise inscription ou la non inscription se situent dans les quartier Plaine, Pleyel et République Gare comme le démontre le service municipal d’études dionysiennes dont vous retrouverez le tableau du taux d’inscrits quartier par quartier en 2012 (Etudes locales Dionysiennes, “Elections présidentielle et législatives 2012, la mobilisation électorale”, Au fur et à mesure N°61, http://fr.calameo.com/read/0003435244daf916cdf42).

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Amateurisme ou acte délibéré pour servir les intérêts du PCF ?

On peut dans la précipitation faire des erreurs à cause d’un projet mal préparé. Il n’est cependant pas trop tard pour la municipalité de revenir sur cette délibération, de retravailler les bureaux ciblés sur la base du travail du service municipal des études dionysiennes ou bien étendre le dispositif à l’ensemble de la ville pour éviter toutes suspicions de l’utilisation de moyens publics à des fins électorales.

Alors que nous appuyons notre argumentation sur la réalité des chiffres issu d’un service municipal et sachant que plusieurs élus de la majorité municipale, en particulier les élus écologistes et d’Ensemble, ont préféré s’abstenir que de cautionner une telle décision, poursuivre traduirait un acte délibéré d’utilisation des moyens publics pour servir les intérêts du PCF.

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