[Le Parisien] Saint-Denis : à 4 heures du matin, la hausse des indemnités de deux élus ne passe pas

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Saint-Denis, avril 2015. Le conseil municipal n’a pu voter la hausse des indemnités des deux élus récemment battus aux élections départementales. Avec seulement 27 élus encore présents à 4 heures du matin, le quorum n’était pas atteint. (LP/J.-G.B.)

Malgré 9 heures de débats et la fin (très) tardive, il y a eu de l’animation jusqu’au terme du conseil municipal, dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Denis. Il était 4 heures du matin quand les élus ont abordé le dernier point à l’ordre du jour, sur la modification des indemnités de fonction des élus. Le maire PC Didier Paillard mettait au vote une délibération proposant de porter l’enveloppe globale servant à payer le maire, ses adjoints et les conseillers municipaux délégués à 73 478 € mensuels. Si elle reste en dessous du plafond légal autorisé pour la ville (75 029 €), cette enveloppe est toutefois en augmentation par rapport à celle votée en avril 2014 (69 302 €).

Il s’agit de compenser les revenus des deux battus des départementalesLa raison principale de cette hausse ? La forte revalorisation accordée à deux adjoints, Florence Haye et Bally Bagayoko. Selon la délibération soumise au vote, l’élue en charge des ressources humaines et de la jeunesse voyait son indemnité passer de 1957 € à 4 477 €. Le revenu de Bally Bagayoko, adjoint au sport et aux grands événements, aurait dû passer, lui, de 1 527 € à 3 183 €. Il se trouve que ces deux élus, anciens conseillers généraux, ont perdu leur siège (et l’indemnité qui va avec) aux dernières élections départementales.

Pas de quorum, la délibération ne peut pas être votéeMais cette revalorisation n’a finalement pas été votée. A cette heure avancée de la nuit, les bancs des élus étaient déjà clairsemés. Dans les rangs de l’opposition socialiste, Corentin Duprey a alors pris la parole, indiquant son refus de voter. Estimant que cette « question lourde » nécessitait un débat plus approfondi, l’élu socialiste a quitté volontairement la salle. « Le quorum n’est plus atteint, vous ne pourrez plus voter la délibération », a-t-il lancé. Faute d’un nombre d’élus suffisant, le maire a été contraint à lever la séance. La question des indemnités devrait revenir au menu d’un prochain conseil municipal. « Il n’y a pas de problème de légalité, observe Bally Bagayoko. La ville dispose d’une enveloppe supplémentaire qui peut compenser des baisses de revenus. L’opposition joue son rôle, mais je les renvoie à ce qui se pratique dans les communes qu’elle dirige. »

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