« MOLENBEEK-SUR-SEINE » : une stigmatisation injuste pour les Dionysiens !

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La section et les élus socialistes de Saint-Denis s’indignent du traitement réservé par le Figaro Magazine à notre ville qui se voit caricaturée dont une enquête d’abord destinée à nourrir les fantasmes de son lectorat.

La couverture de ce magazine est choquante quand on sait que Saint-Denis n’est pas un foyer terroriste, mais précisément une ville qui en a été victime pendant les lâches attentats commis aux abords du Stade de France. Notre ville a été touchée une seconde fois quand des terroristes ont choisi de s’y cacher et que la nécessaire intervention des forces de police a blessé des voisins innocents, mais a aussi nourri des amalgames de journalistes peu scrupuleux.

L’utilisation de l’image de la basilique de Saint-Denis est détournée de son sens. En effet, les habitants de toute confession sont très attachés à ce symbole de notre ville, comme en témoigne la récente exposition en son sein des robes royales du styliste dionysien Lamyne Mohamed ou les concerts du festival Métis qui y rassemblent un public éclectique. Le Figaro passe également sous silence la vie commune au quotidien : parents d’élèves, collègues de travail ou élèves parviennent tout à fait à vivre et agir ensemble par-delà de la diversité de leurs croyances.

Il est un fait que des extrémistes s’opposent à cette coexistence et qu’il faut combattre l’intolérance d’où qu’elle vienne. Si le Figaro remarque que ce sont en effet les Musulmans pratiquants qui sont les premières cibles et victimes des propagandistes salafistes, il est disqualifié dans son analyse par ses amalgames fallacieux entre Musulmans et intégristes. Construire le commun ne peut se faire que par le respect et la connaissance d’autrui, non par l’ignorance ou la défiance.

Si l’État a le devoir de mettre en œuvre les moyens suffisants au fonctionnement et au développement des services publics dans notre ville, la municipalité doit s’interroger sur sa part de responsabilité dans la dégradation du centre-ville où l’insécurité, le mal-logement et l’économie parallèle ont favorisé la dissimulation d’activités criminelles. C’est aussi en s’attaquant à ces problèmes que nous pourrons mieux promouvoir les valeurs de fraternité et de vivre-ensemble qui nous unissent.

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