Réaction à l’Interview de Laurent Russier dans le JSD: le maire devrait agir plutôt que de faire de la communication

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Laurent Russier s’est exprimé cette semaine dans le JSD afin de faire le bilan de son année à la tête de la ville. Le JSD déroule une nouvelle fois le tapis rouge au maire de Saint-Denis avec un entretien fleuve divisé en quatre thématiques sans contradicteur, que ce soit les élus d’opposition ou des citoyens.

 

Les élus socialistes dénoncent un exercice de communication qui ne saurait effacer son bilan

À la lecture de cet entretien, on a l’impression que le Maire de Saint-Denis n’est que spectateur du délitement de la ville et non comptable du bilan de la majorité municipale dont il est l’élément central depuis 2008. De plus, ce très long entretien dans le Journal de Saint-Denis se fait sans aucune contradiction puisque aucun membre de l’opposition n’a été interrogé. Cet exercice de communication ne masquera pas la polémique relayé par plusieurs médias qui ont fait état de l’attribution d’une subvention abusive de 80 000 euros à la Maison du commerce et de l’artisanat ou encore de l’attribution d’une subvention de 6 000 euros à une association n’ayant pas d’existence légale.

Propreté et cadre de vie : alors que la ville se dégrade, le Maire n’assume pas ses responsabilités

Après des années à dire que tout allait bien à Saint-Denis, le Maire reconnaît enfin qu’il y a un problème de propreté dans la ville, reconnaissant même la naïveté de ses prédécesseurs en disant « Je suis un maire d’une nouvelle génération, sans tabou quant aux difficultés rencontrées et aux envies exprimées ». Laurent Russier partage ainsi le constat que font tous les Dionysiens quant à l’état de propreté de la ville, alors que c’est sous son mandat que Plaine de Commune a mis fin au ramassage hebdomadaire des déchets recyclables (poubelles jaunes) dans le silence le plus complet des élus de la majorité siégeant à Plaine Commune. Encore une fois, le Maire de Saint-Denis se défausse de ses responsabilités en renvoyant la balle au Président de Plaine Commune Patrick Braouezec, pourtant membre de sa majorité municipale, et alors que lui-même est élu à Plaine Commune et a ainsi donné son accord au nouveau schéma de collecte.

En échec sur la sécurité

Le Maire de Saint-Denis qui fait désormais le constat d’une insécurité croissante dans la ville, de l’augmentation croissantes des vendeurs à la sauvette qui envahissent l’espace public comme à la gare de Saint-Denis ou enfin aux incivilités routières qui vont jusqu’à causer des accidents.

Face à ce constat, Laurent Russier se défausse à nouveau de ses responsabilités sur l’Etat alors que les problèmes de sécurité sont aussi son échec. Avec une Police Municipale de moins en moins présente dans la ville dont la priorité semble être la verbalisation du mauvais stationnement, un dispositif de vidéo-protection, largement financée par des subventions de l’Etat, mais dont il refuse qu’il soit utilisé par la police municipale, il est urgent agisse pour la sécurité des Dionysiens.

Finances locales, le Maire assume de faire payer sa mauvaise gestion par les Dionysiens

Le Maire, comme son prédécesseur, cherche à se défausser de ses responsabilités en dénonçant la baisse de la dotation forfaitaire de l’Etat. Pourtant, les difficultés budgétaires de la ville ne s’expliquent pas par la baisse de cette dotation, presque intégralement compensée jusqu’à cette année  par les mécanismes de péréquation entre les villes riches et les villes populaires. Incapable de se dégager des marges de manoeuvre, le Maire a également augmenté de 10% les impôts locaux l’an dernier. De plus, les Dionysiens seront une nouvelle fois remis à contribution avec la mise en place du stationnement payant à 240 euros par an pour tous les résidents à compter du 1er Janvier 2017.

 

Dans la lignée de ses interventions précédentes lors de son bilan de mi-mandat, Laurent Russier ne fait que pointer du doigt les problèmes que vivent les Dionysiens sans jamais remettre en cause sa responsabilité ou son bilan. Fidèle aux orientations de ses prédécesseurs, il maintient les mêmes orientations qui ont conduit la ville à se dégrader.

Plutôt que de s’auto-congratuler sur un bilan municipal qui, en y regardant de plus près, ressemble davantage à un cache-misère.

Après trois ans pour rien, il est temps d’agir pour améliorer le quotidien. Il est temps d’avoir de l’ambition pour Saint-Denis et pour les Dionysiens. Il est temps aussi de préparer l’avenir de la ville en investissant dans de nouveaux équipements sportifs, scolaires, culturels.

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